L’éclairage public s’initie depuis plusieurs années dans le débat public. Les enjeux environnementaux, de plus en plus présents dans la politique de la ville, remettent en cause ces lumières qui consomment beaucoup et mal.

En effet le parc lumineux français est vieux. Beaucoup d’installations ont dépassé leur durée de vie et utilisent beaucoup trop d’énergie. Pour y remédier les municipalités font appel à des sociétés qui vendent du matériel d’éclairage beaucoup plus respectueux de l’environnement.

A quoi sert l’éclairage public ?

Cette question peut paraitre anodine mais elle permet de comprendre les véritables enjeux de l’éclairage public.

Il y a plusieurs réponses possibles. La première est que les lampadaires sont très importants pour la sécurité des habitants. En effet une grande majorité des lumières installées le sont pour éclairer la route et la voie publique.

La deuxième concerne l’éclairage destiné à mettre en valeur des bâtiments ou des espaces. Selon différentes enquêtes auprès des français, la lumière contribue en grande partie à l’attractivité d’une ville. C’est donc un enjeu important pour toutes les municipalités.

Enfin l’éclairage public est en quelque sorte l’indicateur de bonne santé d’une ville. Là encore elle est un facteur important de l’attractivité d’une commune.

Les impacts de l’éclairage public

L’éclairage public pèse lourd dans la facture des communes. Alors faut-il couper l’éclairage public ? Ce qui est sûre c’est que de plus en plus de villes rénovent leur parc lumineux pour moins consommer. En effet le coût total de l’éclairage public en France est estimé entre 400 et 500 millions d’euros, un montant qui représente un quart de la facture globale en énergie d’une municipalité. Non seulement cela coûte cher mais ces dépenses sont très mal réparties. Installations obsolètes, lampadaire avec un faible rendement luminaux, éclairage inutile, le gaspillage est omniprésent.

Outres les dépenses, l’éclairage pose un véritable problème de pollution lumineuse. Là encore les villes veulent trouver des solutions. Certaines personnes peuvent même connaitre des problèmes médicaux avec cette luminosité permanente (notamment hormonaux chez les femmes). La gêne est aussi purement esthétique ou liée au confort des personnes qui préféreraient un peu d’obscurité.

Cette pollution affecte aussi les animaux qui vont être désorienté puisqu’ils ne saisissent plus les cycles jour et nuit. Les animaux ne sont pas les seuls êtres vivants gênés par une lumière trop forte.

Quelles solutions pour réduire la consommation ?

Pour limiter la consommation d’énergie liée à l’éclairage public, les villes installent et remplacent leurs anciennes lampes par des LEDs. En effet ce mode d’éclairage beaucoup plus économique a déjà permis à certaines communes de réduire de plus de 30% leurs dépenses. Une belle avancée qui doit encore être accentuée.

Le choix du type d’éclairage est aussi absolument primordial pour économiser de l’électricité. Selon la forme de la lampe choisie, la luminosité et le rendement lumineux seront très différents. Il y a par exemple une forte déperdition pour les « boules » mais beaucoup moins pour un lampadaire qui vise une zone bien précise.

Enfin l’optimisation des temps et des zones éclairés permettra de consommer seulement là et quand les habitants en ont vraiment besoin. Finis les rues inanimées trop éclairées, les lampes qui s’allument trop tôt.

Les solutions sont nombreuses et beaucoup de villes et entreprises se mobilisent pour créer ensemble un projet commun. L’environnement et les économies sont les enjeux de cette démarche qui tend à se généraliser partout en France.

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