Les néobanques s’implantent en France

Les néobanques s’implantent en France

2 mars 2019 0 Par Nicolas
Les néobanques s’implantent en France
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Les néobanques sont de plus en plus présentes dans l’hexagone. Plus pratique, plus axées sur le numérique elles séduisent davantage de français selon une étude du cabinet KPMG puisque ces banques représentaient 34% d’ouverture de comptes courants durant les six premiers mois de l’année 2018.

Quelles sont les néobanques ?

Dans le paysage bancaire français, vous avez pu remarquer une percée de ces nouvelles banques. Tout d’abord, qu’est-ce qu’une néobanque ? Il s’agit d’un nouveau type de service bancaire qui se différencie des banques traditionnelles par un service qui passe par le mobile (uniquement ou partiellement).

Les néobanques européennes implantées en France

Des petites nouvelles cartonnent sur le marché de la néobanque. Il s’agit de N26 venant tout droit de chez nos voisins allemands. Aujourd’hui, elle revendique plus de 500 000 comptes ouverts en France et près de 3 millions dans les pays où elle s’est implantée. Si vous êtes intéressé par cette néobanque, sachez que votre smartphone sera votre allié pour toute opération bancaire. En effet, N26 est 100% mobile. Du côté britannique, on retrouve Revolut avec plusieurs centaines de milliers de clients français. Très ouverte aux nouvelles technologies, elle donne accès en France comme dans d’autres pays à :
• 21 devises différentes
• 5 cryptomonnaies

Ces deux néobanques européennes souhaitent s’étendre à l’international. Revolut a su s’installer en Lituanie en obtenant sa licence bancaire. Avec cette licence, la néobanque britannique pourra proposer davantage de services comme la possibilité d’avoir un découvert et des prêts à ses clients. L’évolution de la start-up allemande N26 va dans la même direction que Revolut avec une levée de fond auprès d’investisseurs internationaux comme GIC à Singapour, Tencent en Chine ou encore Allianz X en Allemagne.

Nickel, le leader dans l’hexagone

Sur le marché français, on retrouve notamment Nickel. En seulement quelques minutes, vous pouvez ouvrir un compte en banque chez un buraliste (vous pouvez retrouver un tabac agréé proche de chez vous en seulement quelques clics). Au début de l’année 2019, cette néobanque affiche plus d’un million de comptes courants ouverts. Ce numéro 1 de la néobanque diffère des autres proposées sur le marché puisque celle-ci bénéficie d’une licence bancaire.

Avec Nickel, vous n’avez pas de chéquier, mais vous disposez d’une carte de paiement MasterCard et vous pouvez effectuer des virements en ligne pour vos différentes opérations du quotidien. Dans le futur, Nickel (qui vient d’être racheté par BNP Paribas) souhaite pouvoir proposer son service dans une majorité de bureaux de tabac en France.

On retrouve également les services C-zam que vous pouvez utiliser dans les chaînes d’hypermarché et supermarchés Carrefour et Orange Bank qui se revendique comme à la fois mobile et physique via les différentes boutiques Orange présentes dans tout le pays. Les clients d’Orange Bank ont accès à de nouveaux moyens de paiement novateurs en utilisant leur mobile par exemple grâce au paiement sans contact. En un seul geste, vous pouvez effectuer vos paiements du quotidien pouvant aller jusqu’à trente euros. Pour les grands amoureux des technologies, vous pouvez également effectuer un paiement avec votre montre connectée. Avec ces innovations, nous sommes en droit de nous demander si le porte-monnaie a un avenir dans notre sac… Par ailleurs, Orange Bank proposera à partir du mois de mars une carte visa premier dont les frais s’élèvent à environ 8 euros par mois.

Les néobanques, une alternative novatrice

Les néobanques sont de plus en plus populaires en France en offrant à leurs clients des services inédits qu’ils ne peuvent pas retrouver chez les banques en ligne ou les banques classiques.

Une transparence certaine

Les néobanques proposent des opérations bancaires dont les clients ont besoin chaque jour comme les paiements par carte, retirer de l’argent dans un distributeur et effectuer des virements occasionnels.
Si vous décidez d’ouvrir un compte chez l’une des néobanques présentes sur le marché, vous avez un accès clair et précis à leurs tarifs que ce soit pour l’ouverture du compte et les frais annuels de tenue de votre compte (par exemple, chaque année Nickel prélève 20 euros). Si vous décidez d’ouvrir un compte chez Nickel dans un bureau de tabac, vous avez accès toutes les informations et vous pouvez ouvrir un compte très facilement sans rendez-vous via une borne.

Au sujet du service C-Zam par Carrefour, vous achetez un coffret en libre-service dans un magasin Carrefour proche de votre domicile ou votre lieu de travail que vous réglerez ensuite en caisse. Dans ce coffret, vous avez accès à une carte bancaire MasterCard que vous pouvez utiliser en France et à l’étranger pour vos paiements.

Pour celles qui sont exclusivement via smartphone, vous accédez facilement à toutes les informations concernant leurs services sur leur application en ligne. Pour les néobanques hybrides, vous pouvez souscrire un compte dans les agences ou via internet.

Une popularité avérée

Selon un rapport du cabinet KPMG, les Français sont de plus en plus friands de ces nouveaux services. En effet, au premier semestre 2018 ils ont occupé 34% des ouvertures de comptes avec environ 20 000 nouveaux clients chaque semaine. Cette popularité s’explique par un service bancaire en temps réel où chaque client peut facilement faire ses opérations et gérer son compte en ligne. Dans son rapport, le cabinet KPMG arrive à dresser le portrait des clients séduits par les néobanques, ce sont généralement des jeunes souhaitant être indépendants grâce aux différents services bancaires proposés, d’autres ayant des ressources modestes ou des soucis financiers et certains sont attirés par les services novateurs proposés.

Ce bond des néobanques en France et dans le monde s’explique par des services innovants permettant aux clients d’avoir une nouvelle approche des opérations bancaires. Chaque année, ils sont de plus en plus à ouvrir un compte alors la question que nous nous posons : comment les banques traditionnelles vont-elles emboîter le pas ? Les Français vont-ils avoir recours à des banques exclusivement en ligne ?